mercredi 10 mars 2010

des poèmes en relief


Qu'est-ce que la poésie? Est-ce un recueil de mots qui, derrière leur sujet, touchent par leur prosodie quelque chose de plus en nous, est-ce une ambiance, un ressenti?

Les livres de David Carter me font penser à de la poésie. Ces livres sont vendus au rayon littérature jeunesse. Pourtant, les adultes se laissent aussi prendre au jeu. Des livres dits pop up, où chaque page explose devant le lecteur. Un monde entier surgit en relief, véritable sculpture de papier, accompagné d'un petit commentaire, la vision de l'auteur, le chemin pour penser, mais aussi pour toucher.

En effet, on cherche dans ces mondes miniatures ce que le titre du livre indique: le carré jaune, le point rouge, le 2 bleu, les 100 pastilles noires.

Un jeu de recherche qui confère selon moi à la poésie, notamment dans le 2 bleu, mon préféré des quatre volumes.


Du brouillard et des livres



Terre de brume. Une maison d'édition qui éditent des livres qui, en plus d'être beaux, se paient le luxe d'être intéressants.

Je les ai découverts avec la collection "Petites histoires de...", qui rassemble des légendes du folklore de mes chères terres bretonnes. Du fantastique celtique à l'aspect faussement réaliste.

Une littérature à la limite de la littérature, tant il nous semble lire des témoignages des anciens d'un village, nous expliquant pourquoi avoir peur à la nuit tombée.

Des lectures propices à l'imaginaire, renforcées en ce sens par les illustrations d'Emilie Etienne, dont je vous conseille le site, nommé "Darkfairies".

jeudi 4 mars 2010

pour l'aaaaaaaa...mour des livres (air de série connue)


Je suis une grande lectrice d'Anne Rice depuis mes 12 ans, date à laquelle je découvrais "Lestat le vampire", que je prenais en cachette à mon frère, car il me jugeait trop jeune pour le lire.

J'ai depuis lu tous ces livres, même ceux que la France n'avait pas encore diffusés (la chronique sur le christ par exemple).

Tous? Non. Il y en avait un qui résistait encore et toujours à l'envahisseur: "La voix des anges".

Concernant la vie des castrats italiens au XVIII, je l'ai cherché pendant des années, sans réussir à mettre la main dessus.

Soudain, alors que je faisais une énième recherche sur le net, le miracle était là, dans son format poche, n'attendant que moi après tant d'années.

Il a l'odeur des vieux livres. Sa couverture est un peu écornée. L'aspect passé de sa tranche donne envie de le caresser, comme pour lui retirer les quelques tâches que le temps lui a laissées. Le personnage de Gozzoli me regarde, se demandant pourquoi je ne l'ai pas encore ouvert, pourquoi je ne le dévore pas encore. Je fais durer le plaisir mon livre.

Je l'ai commencé hier. L'écriture est magnifique. Je suis à nouveau accro à Anne Rice. J'ai 12 ans à nouveau.

Messieurs de l'édition, rééditez-le, ne serait-ce que pour les jeunes générations,pour qu'elles sachent si Tony pourra se venger de sa famille par la douce mélodie du chant des castrats...

mercredi 3 mars 2010

quelqu'un à connaître


Cela fait quelques temps que le travail d'Anne Besson m'interpelle. Cette jeune femme, au cv plus long qu'un bras, s'est spécialisée dans la littérature Fantasy, et les implications des influences moyenâgeuses dans la littérature aujourd'hui.

Elle a écrit des livres sur notamment Tolkien et Aasimov, des ouvrages sur ce qu'était la fantasy (merci d'ailleurs à elle, je doute que j'aurais eu mon concours sans ces livres!)... Elle fait partie de l'association "modernités médiévales".

Bref, quelqu'un d'intéressant, qui rend ses lettres de noblesse à des genres littéraires souvent considérés à tort comme mineurs.

Quelqu'un à suivre, et qui a toute mon admiration.

dimanche 28 février 2010

un guide pour Maspalio

Un guide pour se promener dans les rues malfamées d'Abyme. Je m'y suis perdue avec bonheur comme je m'étais plongé dans le livre.

On nous renseigne sur les rues à éviter, les restaurants à fréquenter, les boutiques à ne pas manquer, les spectacles en tout genre... C'est un vrai guide touristique, mais pour Abyme, une ville créée de toutes pièces par Mathieu Gaborit, dans le livre éponyme.

Je rêve désormais d'aller acheter mes plantes chez les lutins, et ce malgré leur malédiction si vous ne prenez pas soin des plantes qu'ils vous ont vendues.

Pour ceux qui veulent lancer une campagne de jdr dans cette ville, c'est du tout cuit! (voir le jeu de rôle "Agone")

On y trouve en fil rouge l'histoire d'un homme qui, en découvrant la ville, comprendra que celle-ci désire le garder, et communiquer avec lui. Dans un endroit comme Abyme, cela amène des conséquences plutôt extrêmes.

Je vous laisse un petit exemple des illustrations du livre de Muriel Algayres, Raphaël Bardas, Nathalie Besson, et Raphaël Granier de Cassagnac.



le lapin dans le chapeau


Une petite merveille à découvrir absolument. Ne vous y trompez pas."Il suffit d'y croire" d'Angela McAllister n'est pas une histoire révolutionnaire. On pourrait même dire que, sans l'univers graphique incroyable de Grahame Baker-Smith, ce livre n'aurait pas eu autant d'impact.


Mais ce que je dis est un peu banal, puisque, dans toute littérature qui se respecte, illustration et histoire se sont toujours apportées, que se soit dans le sens que dans la beauté.

Mais ceci est encore plus vrai dans ce livre. En effet, il y est question du monde de la magie, sorte d'entre-monde où se retrouve tout ce qui a disparu par enchantement. Et là, force est de reconnaître que les illustrations y sont merveilleuses, et apportent énormément à la signification du livre.

Saluons aussi cette petite trouvaille, où une sorte de fenêtre permet au magicien d'apparaître dans un coin de page, image rassurante d'un enchanteur qui aime enchanter. Dans l'autre sens, cette fenêtre permet à la magie de s'insinuer dans le monde réel.

Grahame Baker-Smith se place dans la mouvance actuelle des illustrations en littérature jeunesse, puisqu'on y trouve des incrustes réelles au sein d'un univers graphique de dessin pur.

Bref, à lire et à exposer pour faire du bien aux yeux.

Je me permets pour finir un petit coup de gueule, car le titre et la couverture originale ont été changés. Nous perdons donc une belle illustration, ainsi qu'un titre qui donne à l'histoire une toute autre signification.

De "Léon and the place between", que l'on pourrait traduire par Léon et l'entre-deux monde, nous avons désormais "Il suffit d'y croire", titre qui peut amener à une toute autre interprétation, du type croire à la magie, c'est comme croire en soi, il suffit d'y croire. On place ici l'important sur le ressenti et non sur le monde entrevu par Léon.

Non que le titre français soit mauvais, mais il me parait s'éloigner de la pensée de l'auteur, et essayer d'ajouter de la profondeur là où, je vous l'ai dit, l'histoire n'était pas révolutionnaire.

Pour finir ce message, je vous laisse avec la couverture original, qui dévoile beaucoup plus que la française, mais apporte une jolie illustration en plus.

jeudi 25 février 2010

aaaaaaaaaaaah...


Ca fait maintenant quelques temps que je n'avais pas écrit sur ce blog, alors je profite de la sortie d'une de mes séries littéraires préférées pour revenir faire un tour sur mondafly. Ca tombe bien, pendant tout ce temps, j'ai lu beaucoup de livres, donc il y aura de quoi faire.


Mais revenons à nos moutons maléfiques avec le retour de l'épouvanteur. Le Sacrifice de l'Epouvanteur. Le tome 6.


Passons sur la nouvelle peu reluisante d'Hollywood qui a décidé de faire un film de cette série bien longue, promettant au mieux une pâle adaptation du roman, puisqu'une partie du frisson ressenti vient de ce que l'auteur ne montre pas, et des impressions du jeune Thomas Ward.


Soit la question habituelle, comment faire que le spectateur puisse avoir froid comme le héros afin d'accentuer l'identification? Tout un programme que seul un grand réalisateur pourrait relever. Mais ceux qui ont vu la boussole d'or savent maintenant qu'on choisit rarement ce genre de réalisateur pour ce genre de film...


Le sacrifice de l'Epouvanteur donc! Un très bon cru que celui-ci, une robe parfaite, beaucoup de tannin... Je plaisante, mais pas tant que ça. De toute la série, celui-ci dévoile de nombreux mystères sur la famille de Ward et l'origine des sorcières.


Nous passons donc à la fin du livre dans le vif du sujet, soit le véritable début de l'histoire qui nous mênera à ce que nous annonce l'auteur depuis le départ, la mort de Ward. Un rude combat s'engage avec le malin, et si vous êtes comme moi, il se peut que vous vous mettiez à crier un "non" désespéré à un certain moment du livre.


Bonne lecture!!!